jeudi 22 août 2013

Relation Client: Un état des lieux préoccupant

Les entreprises se sont, pendant de nombreuses années, contentées du
« minimum acceptable » en matière de satisfaction client. Elles privilégiaient
l’acquisition de nouveaux clients et le lancement de nouveaux
produits. Face à ce dédain généralisé, les consommateurs ont su récompenser
les entreprises qui s’intéressaient un peu plus à eux. Une étude de
McGraw-Hill de 1999 montre que :
• 68 % des clients abandonnent une marque par désaffection, manque de
contact et d’information.
• 14 % ne sont pas satisfaits du produit ou du service.
Pourtant, les responsables marketing clament à l’unanimité les bienfaits
de l’exploitation du capital information comme une des actions prioritaires
à engager pour mieux faire face à l’environnement concurrentiel turbulent.
Mais la réalité reste préoccupante.
En effet, même si les entreprises déclarent qu’elles considèrent de plus en
plus leur capital client au même titre que leur capital financier, leur capital
marque et leur capital humain, les efforts qu’elles font sont encore loin
d’être perçus par les clients. D’après l’enquête de l’Association des agences
conseils en communication (AACC) de 2000 sur le capital client, 45 à
50 % des clients, selon les secteurs d’activité, sont incapables de déterminer
si oui ou non les enseignes les considèrent comme de bons clients. La
même étude AACC montre que 60 à 90 % des consommateurs ne sont pas
interrogés sur leur satisfaction, alors qu’ils sont 50 à 70 % à désirer l’être.
Une indifférence lourde de menace lorsqu’on apprend que 27 % des
clients sont insatisfaits des services au point de stopper la relation (pour
seulement 4 % qui se manifesteront par une réclamation).
Une autre étude réalisée sur l’initiative de Business Objects en 1999
auprès de grandes organisations britanniques, intitulée
Customer Relationship

Management – The marketing function at a technological crossroad,
a mis en évidence le fait que la fonction marketing est particulièrement mal lotie
en termes de capacité d’accès aux données de l’organisation. Par voie de
conséquence, elle se trouve bridée dans sa capacité à exploiter efficacement
le capital d’information. Seulement 1,5 % des responsables marketing
interrogés pensent que leur organisation procède à une excellente
exploitation des informations disponibles. À l’inverse, près de 80 % des
personnes sondées considèrent que ces actifs sont l’objet d’une mauvaise
exploitation, voire d’une absence totale d’exploitation.

À la lumière de ces résultats, il apparaît que les responsables marketing
sont conscients des faiblesses de leur système d’information et qu’ils le
considèrent comme leur handicap majeur. Ce constat est d’autant plus
préoccupant que la même étude souligne que deux des trois premières
priorités des dirigeants d’entreprise sont liées au marketing, à savoir la
conquête de nouveaux clients et la fidélisation des clients existants.
Toutefois, il ne suffit pas de créer une base de données et des moyens
d’accès à cette base, puis d’y appliquer des analyses de données pour
réussir la gestion de la relation client. Il est nécessaire d’apporter un
bénéfice ou, plus exactement, de la valeur au client et à l’entreprise, c’està-
dire du profit. Il ne doit pas y avoir d’équivoque sur ce point : la gestion
de la relation client est un moyen de construire une relation profitable. Or
la mesure même de la « profitabilité » reste déficiente : l’étude susmentionnée
souligne que 66 % des responsables marketing éprouvent des
difficultés à accéder aux données descriptives de la rentabilité client.
Dans la pratique, cela signifie qu’en majorité les responsables marketing
ne peuvent pas appréhender correctement la performance sur laquelle ils
seront jugés et ignorent parfois des informations clés comme la rentabilité
de leur portefeuille de clientèle
(customer profitability)
ou les facteurs
influant sur les taux de fidélisation ou de changement de marque
(rétention
versus attrition
ou
churn)
de leurs clients.
Cette lacune est d’autant plus grave que la fidélisation est aujourd’hui
essentielle dans les stratégies marketing : le coût de la fidélisation est

cinq fois inférieur au coût d’acquisition. Les travaux de Reichheld, expert
Preview on Feedage: gestion-de-projet-et-management-information- Add to My Yahoo! Add to Google! Add to AOL! Add to MSN
Subscribe in NewsGator Online Add to Netvibes Subscribe in Pakeflakes Subscribe in Bloglines Add to Alesti RSS Reader
Add to Feedage.com Groups Add to Windows Live iPing-it Add to Feedage RSS Alerts Add To Fwicki